avec propos….

Critique globale par Vincent Pentecote. 

A première vue la musique de Charles Eric CHARRIER est chiante comme la mort …
Mais c’est méconnaitre la mort, la musique et l’ennui.
Charles et sa musique savent être rond et prendre leur temps. Et l’ennui est devenu un luxe de plus en plus difficile à apprécier.
Ensuite Charles sait utiliser les silences, au fil des ans ils sont devenus sa spécialité. Et le silence fait parti de la musique il n’en est ni le début ni la fin.
Enfin elle est souvent sombre. Sombre est-il un mot si antinomique de lumineux ? Pourquoi la mort serait-elle chiante et pas tendre, jolie, amusante ?
Donc a seconde vue la musique de Charles Eric CHARRIER est intriguante, ennuyeuse parfois, lumineuse et sans espoir, vide et pleine de rêves.
Elle est surtout libre de se laisser aimer ou détester suivant l’instant.
L’instant c’est sans doute le mot qui la caractérise le plus.

 

L’âme blanche par Jeanne Morisseau. 24/10/2017
Modeste et toujours en justesse et vérité, Charles-Eric Charrier, musicien virtuose inclassable, explorateur de sons et poète à son insu, dit qu’il ne sait pas. Qu’il ne sait pas ce qui (lui) arrive dans le processus de la création, qu’il découvre – tel un nouveau-né peut-être – à mesure que l’horizon s’ouvre en lui, qui se laisse traverser par une force, dont émane sa musique aux ambiances si particulières née de ses voyages intérieurs, comme si tout était affaire d’incidents, de magie et d’instants suspendus où la tête (chercheuse cependant) se vide le rendant heureux. Interview fascinante du maestro porteur de musiques nouvelles lequel révèle, en plus de son âme humaniste et simple, ses façons de faire, de sentir et de laisser faire, oublieux de blessures lointaines (où le soi obsède), et ce, en collaboration avec Laurent Komlanvi Bel, son alter ego en musique. Pour marquer cette métamorphose vers le solaire, le projet de Charles s’est récemment transformé en « VIE », une jouissance dans l’existence en lui qui l’apaise. Assurément, cet homme sait beaucoup plus qu’il ne sait le dire. Alors, le regret de ne l’avoir jamais rencontré ? C’est sans compter le respect de l’individu, vu sous l’angle de l’art ainsi délivré, lequel n’a plus de frontières avec de certaines âmes – blanches.

Publicités